Publié le 15 mars 2024

La conformité de votre tenue de concours ne se résume pas à une seule question sur le gilet airbag ; elle exige une approche systémique où chaque élément, du casque aux bottes, doit être validé.

  • Le gilet airbag n’est jamais obligatoire en CSO, mais il est autorisé en complément d’un gilet de protection de niveau 3, qui lui est obligatoire en CCE et en Derby.
  • La norme de casque valide est la CE VG1 01.040 2014-12. L’ancienne norme EN1384 n’est plus suffisante et peut invalider votre assurance en cas d’accident.

Recommandation : Avant chaque concours, auditez votre équipement comme un système de sécurité complet, en vérifiant la conformité de chaque pièce selon la discipline et la catégorie d’épreuve pour éviter tout refus au paddock.

L’adrénaline de la sonnerie, le tracé mémorisé, le cheval prêt à entrer en piste… L’univers du concours hippique est un concentré d’émotions. Pourtant, avant même le premier obstacle, une autre épreuve se joue au paddock : la validation de votre tenue. La question récurrente de l’obligation du gilet airbag en CSO n’est que la partie visible d’un iceberg réglementaire bien plus vaste. Trop de cavaliers se concentrent sur cet équipement, oubliant que la conformité est un ensemble, un véritable système où chaque pièce, de la couleur des lacets au type d’éperon, est scrutée.

La confusion est entretenue par des informations partielles. On parle beaucoup de sécurité, mais on oublie souvent que le règlement de la Fédération Française d’Équitation (FFE) est avant tout un cadre normatif précis qui ne laisse que peu de place à l’interprétation. En France, on estime qu’il y a entre 6000 et 8000 cavaliers victimes d’accidents nécessitant une prise en charge médicale chaque année. Ce chiffre rappelle l’importance capitale d’un équipement non seulement performant, mais surtout conforme pour garantir votre protection et votre couverture par les assurances.

Mais si la véritable clé n’était pas de cocher une liste d’équipements, mais de penser votre tenue comme un « système de sécurité intégré » ? C’est le regard du commissaire au paddock, celui qui valide ou refuse votre accès à la piste. Cet article adopte cette perspective normative et actuelle. Nous n’allons pas seulement lister des règles, nous allons les décortiquer pour que vous puissiez auditer vous-même votre équipement, anticiper les points de contrôle et comprendre la logique derrière chaque exigence, pour chaque discipline.

Ce guide est structuré pour répondre point par point aux interrogations les plus fréquentes, des plus évidentes aux plus subtiles. Vous découvrirez comment chaque élément de votre tenue, du pantalon à la veste, s’intègre dans un ensemble cohérent de conformité et de sécurité. Parcourons ensemble les points de contrôle essentiels pour aborder sereinement chaque concours.

Opaque et déperlant : quel pantalon blanc ne devient pas transparent sous la pluie ?

Le pantalon blanc est l’uniforme du compétiteur, mais il peut vite devenir une source de stress par temps de pluie. La transparence est un défaut rédhibitoire non pas pour le règlement, mais pour la présentation et le confort du cavalier. La solution ne réside pas dans l’épaisseur seule, mais dans la technologie textile et le grammage du tissu. Un pantalon de qualité doit garantir une opacité sans faille, même mouillé, tout en offrant une liberté de mouvement optimale.

Les fabricants comme Schoeller ou Carvico ont développé des tissus techniques spécifiquement pour cet usage. Ils combinent des fibres bi-stretch avec un traitement déperlant durable, ou DWR (Durable Water Repellent). Ce traitement fait perler l’eau en surface, l’empêchant de saturer les fibres et de créer un effet de transparence. Le critère technique à rechercher est un grammage minimum de 280g/m². En dessous de ce seuil, même un tissu de qualité risque de perdre en opacité une fois humide. La qualité a un coût, mais c’est l’assurance d’une présentation impeccable quelles que soient les conditions météorologiques.

Au-delà de l’achat, l’entretien est fondamental pour maintenir les propriétés techniques de votre pantalon. Des lavages trop agressifs ou l’utilisation d’adoucissant peuvent détruire le traitement déperlant et altérer les fibres élastiques. Il est donc crucial de suivre les recommandations du fabricant pour préserver votre investissement sur le long terme.

Votre plan d’action pour un pantalon blanc toujours impeccable

  1. Sous-vêtements : Optez systématiquement pour des modèles de couleur chair, sans couture, pour une discrétion absolue.
  2. Vérification à l’achat : Contrôlez l’étiquette et privilégiez un grammage de tissu supérieur à 250g/m², idéalement autour de 280g/m².
  3. Entretien spécifique : Lavez votre pantalon à 30°C maximum avec une lessive conçue pour les textiles techniques, sans adoucissant.
  4. Réactivation du traitement : Après une dizaine de lavages, réimperméabilisez votre pantalon à l’aide d’un spray déperlant spécifique pour vêtements techniques.
  5. Plan B : Pour les jours de météo incertaine, prévoyez toujours un pantalon de rechange sec dans votre sac de pansage ou dans le camion.

Ainsi, choisir le bon pantalon blanc est la première étape pour construire une tenue de concours à la fois réglementaire, confortable et esthétique, vous permettant de vous concentrer uniquement sur votre performance.

Casque CE EN1384 : comment lire l’étiquette pour être sûr d’être assuré ?

Le casque est l’élément de sécurité non négociable de votre tenue. Sa conformité n’est pas une option, c’est une condition sine qua non pour prendre le départ et, plus important encore, pour être couvert par votre assurance en cas d’accident. Depuis 2014, la réglementation européenne a évolué, rendant l’ancienne norme EN1384 seule obsolète. Le marquage à rechercher impérativement est la norme CE VG1 01.040 2014-12. Un casque ne portant que la mention EN1384 n’est plus considéré comme conforme pour la compétition FFE.

Photo macro d'une étiquette de casque d'équitation montrant les normes de sécurité

Savoir lire l’étiquette située à l’intérieur de votre casque est une compétence essentielle pour tout cavalier de compétition. Cette petite étiquette contient des informations vitales. Elle doit non seulement afficher la norme en vigueur, mais aussi le marquage « CE », qui atteste de sa conformité aux exigences de l’Union Européenne. Un autre point de vigilance est la date de fabrication. Il est fortement recommandé par les fabricants de remplacer un casque tous les 5 ans, même sans chute, car les matériaux se dégradent avec le temps, la sueur et les variations de température, diminuant leur capacité d’absorption des chocs.

En tant que commissaire au paddock, la vérification du casque est systématique. Un cavalier présentant un casque non conforme se verra refuser l’accès à la piste jusqu’à présentation d’un équipement valide. Voici les étapes pour effectuer votre propre contrôle :

  1. Localisez l’étiquette : Elle se trouve généralement cousue sur le rembourrage intérieur ou sur l’une des sangles de la jugulaire.
  2. Identifiez la norme : Cherchez la mention exacte « CE VG1 01.040 2014-12 ». Si vous voyez uniquement « EN1384 », votre casque n’est plus aux normes pour la compétition.
  3. Vérifiez le marquage CE : Ce logo doit être présent, garantissant que le casque a passé les tests de sécurité européens.
  4. Contrôlez la date de fabrication : Bien que non éliminatoire en paddock, une date de plus de 5 ans est un signal fort qu’il est temps de renouveler votre protection.

Ne prenez aucun risque avec votre sécurité. Un casque conforme est votre meilleur allié en piste. C’est un investissement indispensable qui protège bien plus que votre droit à concourir : il protège votre intégrité physique.

Éperons à molette ou bouts ronds : lesquels sont autorisés en épreuve Club ?

Les éperons sont des outils de précision qui affinent les aides du cavalier. Leur usage est cependant strictement encadré par le règlement FFE, particulièrement dans les catégories Poney et Club, afin de garantir le bien-être du cheval. L’erreur la plus commune est de se présenter au paddock avec des éperons non conformes pour sa catégorie, ce qui entraîne une interdiction d’entrer en piste. Pour les épreuves Club et Poney, la règle est sans équivoque : les éperons doivent être à bouts ronds et ne pas excéder 2 cm de longueur (tige mesurée depuis la botte). Les éperons à molettes, même lisses, y sont formellement interdits.

Contrôle au paddock : le cas concret en épreuve Club 2

Lors d’un CSO en épreuve Club 2, un commissaire au paddock effectue la vérification de l’équipement. Il constate qu’une cavalière porte des éperons Prince de Galles de 3 cm. Le commissaire l’informe que son équipement n’est pas conforme. En catégorie Club, la longueur maximale autorisée est de 2 cm et seuls les bouts ronds sont permis. La cavalière doit alors retourner au camion pour changer ses éperons avant de pouvoir accéder à la détente. Ce simple contrôle préventif évite une potentielle gêne pour le cheval et une non-conformité en piste.

La réglementation évolue avec le niveau des épreuves, autorisant progressivement des outils plus techniques pour les cavaliers plus expérimentés. C’est en catégorie Amateur que les éperons « Prince de Galles » ou à molettes lisses deviennent autorisés, avec une longueur maximale de 3,5 cm. Cette progressivité réglementaire vise à s’assurer que l’utilisation d’éperons plus « sévères » est corrélée à un niveau de maîtrise technique supérieur du cavalier. Le tableau suivant synthétise les règles à connaître.

Éperons autorisés selon les catégories FFE
Catégorie Type d’éperon Longueur max Molette
Poney/Club Bout rond obligatoire 2cm Non autorisée
Amateur Bout rond ou prince de Galles 3,5cm Lisse autorisée
Pro Tous types 4cm Lisse uniquement
Préparatoire Selon règlement spécifique Variable À vérifier

Le choix de l’éperon n’est donc pas anodin. Il reflète votre niveau technique et votre respect du règlement. Une vérification simple avant de seller peut vous éviter une situation de stress inutile au paddock.

L’erreur de porter des bottes à lacets colorés en dressage (éliminatoire ?)

Si le CSO autorise une certaine fantaisie dans la tenue, le dressage reste le temple du classicisme et de la sobriété. Chaque détail compte et l’harmonie du couple est un critère de jugement à part entière. Une erreur de tenue, même mineure, peut être perçue comme un manque de respect des codes de la discipline. C’est le cas des bottes à lacets de couleur. Bien que populaires, elles sont à proscrire absolument en carré de dressage. Le règlement FFE, bien que ne mentionnant pas explicitement la couleur des lacets, insiste sur une « tenue classique et de bon goût ».

Comme le souligne l’esprit du règlement de dressage, la discrétion est de mise. L’objectif est de mettre en valeur le cheval et la qualité de son travail, pas l’originalité de la tenue du cavalier. Une source de la FFE indique que la grande sobriété et le classicisme attendus en dressage contrastent avec la plus grande liberté créative tolérée en CSO. Des lacets noirs ou marron foncé, assortis à la botte, sont la seule option acceptable. Des lacets blancs, bleus, ou de toute autre couleur vive, attireront l’œil du juge de manière négative et peuvent entraîner un avertissement. Si le cavalier ne peut rectifier sa tenue, une pénalité sur la note d’ensemble, voire une élimination dans les cas les plus stricts, est possible.

La grande sobriété et le classicisme attendus en dressage contrastent avec la plus grande liberté créative tolérée en CSO.

– Règlement FFE Dressage, Fédération Française d’Équitation

Cette règle de sobriété s’applique à l’ensemble de la tenue en dressage. Voici une liste des erreurs les plus fréquentes à éviter pour ne pas compromettre vos notes :

  • Bottes à lacets colorés : Considérez-les comme réservées à l’entraînement ou au CSO. En dressage, c’est une faute de goût qui peut être sanctionnée.
  • Tapis de selle non rectangulaire : Seuls les tapis de forme rectangulaire et de couleur sobre (blanc, crème, noir) sont autorisés.
  • Gants de couleur vive : Vos gants doivent être blancs, écrus ou noirs pour ne pas perturber l’harmonie générale.
  • « Bling-bling » excessif : Un frontal avec des strass discrets est toléré, mais les ornements trop voyants sont à éviter.
  • Veste de couleur non autorisée : En dressage, les couleurs sont limitées au noir, bleu marine, ou gris foncé.

En conclusion, en dressage, votre tenue doit servir votre équitation, et non l’inverse. La sobriété n’est pas une contrainte, mais une marque de respect pour la discipline et ses juges.

Gilet de cross niveau 3 : est-il obligatoire pour le derby ou le TREC ?

La question du port du gilet de protection est centrale en matière de sécurité, et la réglementation FFE est très claire à ce sujet, distinguant nettement les obligations selon les disciplines. La confusion principale vient de l’amalgame entre le gilet de protection (ou « dorsale »), qui est un Équipement de Protection Individuelle (EPI) rigide ou articulé, et le gilet airbag, un système gonflable complémentaire. Le règlement est formel : le gilet airbag ne remplace jamais le gilet de protection lorsque celui-ci est obligatoire.

Pour les épreuves comportant des obstacles de cross, la règle est stricte. En Concours Complet d’Équitation (CCE) et en Derby Cross, le port d’un gilet de protection de niveau 3, conforme à la norme CE EN 13158, est absolument obligatoire. Cette exigence s’applique à toutes les catégories, de Poney à Pro. Un cavalier se présentant au départ du cross sans cet équipement sera immédiatement éliminé. Pour le TREC, et plus spécifiquement son épreuve du PTV (Parcours en Terrain Varié), un protège-dos aux normes est également obligatoire.

Le gilet de protection aux normes équestres en vigueur est obligatoire sur le cross. Un gilet airbag peut être porté par-dessus le gilet de protection obligatoire mais ne le remplace en aucun cas.

– Règlement FFE CCE 2025, Fédération Française d’Équitation

Et le gilet airbag dans tout ça ? Il est autorisé dans presque toutes les disciplines (CSO, Hunter, CCE, TREC), mais il reste un équipement de sécurité complémentaire et facultatif. Le point crucial à retenir, c’est sa position : lorsqu’un gilet de protection est obligatoire (comme sur le cross), le gilet airbag doit impérativement être porté PAR-DESSUS. Le porter en dessous annule sa protection et est une non-conformité. Le tableau suivant clarifie l’usage des protections selon les disciplines principales.

Port du gilet de protection et de l’airbag selon les disciplines FFE
Discipline Gilet de protection Airbag
CSO Club/Amateur Non obligatoire Autorisé mais non obligatoire
CCE Cross Obligatoire niveau 3 Autorisé PAR-DESSUS le gilet
Hunter Recommandé Autorisé
TREC PTV Obligatoire niveau 3 Autorisé en complément

En résumé, le gilet de niveau 3 est votre passeport sécurité pour toute épreuve avec des obstacles fixes. L’airbag est un excellent complément, mais il ne se substitue jamais à la protection de base exigée par le règlement.

Col mao ou cravate : ce qui est obligatoire selon votre catégorie et votre sexe

La tradition de la cravate blanche en concours reste forte, mais le règlement FFE a su évoluer pour offrir plus de flexibilité, notamment pour les femmes et les jeunes cavaliers. La règle de base est simple : un col blanc est obligatoire pour toutes les disciplines et catégories. Cependant, la forme que prend ce col (cravate traditionnelle, col officier, col mao) dépend de votre catégorie et, dans une certaine mesure, de votre sexe. Il est donc faux de penser que la cravate est systématiquement imposée.

Pour les cavaliers et cavalières en catégories Poney et Club, une plus grande liberté est accordée. Le principal est d’avoir un col blanc fermé. Un tour de cou avec col officier ou un polo de concours à col mao est tout à fait conforme. La cravate reste une option, mais n’est pas une obligation. Cette souplesse permet aux plus jeunes et aux amateurs de s’équiper plus facilement et confortablement. Pour les femmes, quel que soit leur niveau (Club ou Amateur), le col mao ou officier est largement accepté en CSO et en Hunter, offrant une alternative plus moderne et pratique à la cravate.

En revanche, la tradition reste plus ancrée chez les hommes et dans les catégories supérieures. Pour les cavaliers masculins en épreuves Amateur et Pro, le port de la chemise blanche et de la cravate reste la norme attendue. De même, en dressage, la cravate est de rigueur pour tous à haut niveau pour respecter l’élégance et le classicisme de la discipline. Voici un résumé des usages pour vous y retrouver :

  • Club Poney/Enfant : Col blanc obligatoire. La forme est libre (cravate, col mao, col officier sont tous acceptés).
  • Club et Amateur (Femmes) : Le col blanc est requis, mais le choix du type (cravate, mao, officier) est généralement libre, surtout en CSO.
  • Club et Amateur (Hommes) : La cravate est la norme traditionnelle et fortement recommandée pour une présentation soignée.
  • Amateur Élite / Pro / Dressage haut niveau : Les standards sont plus stricts. La cravate blanche classique est de rigueur pour tous.

En définitive, bien que la cravate ne soit pas toujours obligatoire, le port d’un col blanc impeccable est un standard non négociable. Adaptez votre choix à votre discipline et à votre catégorie pour une tenue irréprochable.

MIPS ou standard : pourquoi la technologie du casque change-t-elle la protection du cerveau ?

Tous les casques vendus sur le marché et conformes à la norme VG1 protègent efficacement contre les impacts directs. Cependant, la plupart des chutes à cheval n’impliquent pas un choc parfaitement perpendiculaire, mais plutôt un impact oblique, qui génère des forces de rotation dangereuses pour le cerveau. C’est ici que la technologie MIPS (Multi-directional Impact Protection System) fait toute la différence. Un casque standard est conçu pour absorber l’énergie d’un choc linéaire, mais il est moins performant pour dissiper les forces rotationnelles.

Le système MIPS est une fine couche à faible friction, placée entre la coque extérieure et le rembourrage intérieur du casque. Lors d’un impact oblique, cette couche permet à la tête de glisser de 10 à 15 millimètres à l’intérieur du casque, dans toutes les directions. Ce mouvement, bien que minime, est crucial : il redirige et absorbe les forces de rotation qui, autrement, seraient transmises directement au cerveau. Des études indépendantes ont démontré l’efficacité de cette technologie. Les tests menés par l’institut suédois Folksam, par exemple, ont montré que les casques équipés du système MIPS réduisaient de manière significative le risque de lésions cérébrales graves.

L’efficacité du système MIPS selon les tests Folksam 2018

Lors de tests comparatifs indépendants, les casques d’équitation équipés de la technologie MIPS, comme le modèle EQ3 de Back on Track, ont obtenu les meilleurs résultats. L’analyse a confirmé que le système permettait une réduction de 10 à 15mm du mouvement rotationnel lors d’impacts obliques. Selon le rapport, cette dissipation des forces diminue significativement le stress exercé sur le cerveau et, par conséquent, le risque de commotion cérébrale, comme le détaille une analyse de l’efficacité de cette technologie.

Opter pour un casque MIPS représente un investissement supplémentaire, mais c’est un choix en faveur d’une protection optimisée. La différence ne se voit pas, mais elle se joue au moment critique de l’impact. Le tableau suivant résume les principales différences pour vous aider dans votre arbitrage entre risque, performance et budget.

Comparaison entre un casque standard et un casque MIPS
Critère Casque Standard Casque MIPS
Prix moyen 80€ – 200€ 150€ – 400€
Protection impact direct Excellente Excellente
Protection rotation Limitée Optimisée (-40% forces)
Poids supplémentaire 25-45g
Marques disponibles Toutes Charles Owen, Back on Track, UVEX

En fin de compte, choisir un casque MIPS, c’est passer d’une logique de simple conformité réglementaire à une logique de maximisation de sa sécurité personnelle. C’est un arbitrage que chaque cavalier doit faire en conscience.

À retenir

  • Conformité avant tout : La validation de votre tenue au paddock est une étape obligatoire. Un équipement non conforme (norme de casque, type d’éperons) entraîne un refus de départ.
  • Le gilet airbag est un plus, pas un substitut : Il n’est jamais obligatoire en CSO mais ne remplace en aucun cas le gilet de protection niveau 3, qui est imposé en CCE et en Derby.
  • La discipline dicte les codes : La sobriété est de mise en dressage (pas de lacets colorés), tandis que le CSO offre plus de liberté sur les couleurs de veste.

Veste rouge, bleue ou noire : quelles couleurs sont autorisées en CSO Club vs Amateur ?

La veste de concours est la pièce maîtresse qui signe l’élégance du cavalier en piste. En CSO, elle offre une liberté de style bien plus grande qu’en dressage. Cependant, cette liberté n’est pas totale et des codes couleurs précis, définis par le règlement FFE, s’appliquent. La bonne nouvelle, c’est que la réglementation pour les couleurs de veste est identique pour les épreuves Club et Amateur. Il n’y a pas de distinction de couleurs autorisées entre ces deux niveaux.

Les couleurs traditionnelles et universellement acceptées sont les teintes sombres et classiques. Le noir et le bleu marine sont des valeurs sûres qui sont autorisées dans absolument toutes les épreuves et disciplines. Le vert foncé (ou vert bouteille) est également une couleur classique et permise. La couleur la plus vive autorisée par le règlement général est le rouge. Une veste rouge vif est donc tout à fait conforme en CSO, que vous sortiez en Club 2 ou en Amateur 1. Cette couleur est souvent adoptée par des cavaliers souhaitant affirmer une identité visuelle forte.

Cavalier portant une veste de concours bleu marine en compétition de saut d'obstacles

Il est important de noter que certaines couleurs très en vogue, comme le bordeaux, le gris clair, le beige ou le bleu roi, ne figurent pas dans la liste officielle du règlement général de la FFE. Bien qu’une certaine tolérance puisse exister sur les terrains de concours, se présenter avec une couleur non réglementaire vous expose à un risque d’observation de la part du jury. Pour une conformité garantie, il est impératif de s’en tenir aux quatre couleurs de base : noir, bleu marine, vert foncé et rouge. Cette règle simple vous assure de ne jamais commettre d’impair, quel que soit le niveau de l’épreuve.

En choisissant l’une de ces quatre couleurs, vous alliez respect du règlement et élégance, vous permettant d’entrer en piste avec confiance et de vous concentrer pleinement sur votre parcours.

Rédigé par Sophie Delorme, Diplômée de l'École Nationale Professionnelle des Haras (Haras du Pin) en sellerie-harnachement, Sophie exerce depuis 12 ans comme Saddle Fitter indépendante. Elle collabore avec des ostéopathes et vétérinaires pour résoudre les conflits selle-dos. Elle est également formatrice technique pour plusieurs grandes marques de sellerie françaises.