Publié le 18 avril 2024

Le secret d’une selle mixte réellement performante ne réside pas dans un simple compromis, mais dans sa modularité technique.

  • La position des porte-étrivières dicte votre équilibre et votre capacité à changer de discipline.
  • Les taquets amovibles sont l’atout majeur pour transformer instantanément votre selle d’obstacle en selle de dressage.
  • La géométrie du siège (semi-creux) est essentielle pour ne bloquer ni l’assiette en dressage, ni la liberté à l’obstacle.

Recommandation : Priorisez une selle offrant des options d’ajustement claires pour adapter votre position et votre matériel à chaque discipline, plutôt qu’un modèle figé.

Pour le cavalier de club qui jongle entre une reprise de dressage le mercredi et un parcours d’obstacles le samedi, le choix de la selle est un véritable casse-tête. La selle mixte s’impose comme la solution évidente, mais laquelle choisir ? L’éternel débat entre une « tendance obstacle » et une « tendance dressage » semble inévitable, poussant souvent à un compromis frustrant. On se retrouve avec une selle qui n’excelle nulle part, limitant la progression dans les deux disciplines.

Les conseils habituels se concentrent sur le budget, la matière (cuir ou synthétique) ou la marque. Ces éléments sont importants, mais ils ne répondent pas à la question fondamentale : comment une seule selle peut-elle me permettre d’être réellement efficace et juste pour mon cheval, que mes étriers soient chaussés courts ou longs ? La peur est de se retrouver avec un équipement qui favorise une « position de chaise » en dressage ou qui manque de sécurité sur les barres.

Et si la véritable clé n’était pas de choisir un camp, mais d’opter pour une selle « intelligente » et modulable ? L’approche la plus fonctionnelle ne consiste pas à trouver un juste milieu passable, mais à identifier les points techniques critiques qui permettent une réelle double-performance. Une selle n’est pas un bloc monolithique, c’est un assemblage de composants dont la géométrie et l’ajustabilité font toute la différence.

Cet article va au-delà du simple choix de « tendance ». Nous allons analyser les mécanismes qui définissent la polyvalence d’une selle : de la position des porte-étrivières à l’amovibilité des taquets, en passant par la forme du siège. Vous découvrirez comment diagnostiquer votre matériel actuel et quels critères techniques rechercher pour enfin trouver la selle qui vous accompagnera avec performance, quelle que soit la discipline du jour.

Pour vous guider dans cette analyse technique, cet article est structuré autour des points de contrôle essentiels à vérifier avant tout achat. Le sommaire ci-dessous vous permettra de naviguer entre ces différents aspects cruciaux pour faire un choix éclairé.

Pourquoi la position des porte-étrivières détermine-t-elle l’équilibre de votre jambe ?

C’est un détail technique souvent ignoré, et pourtant, il est au cœur de la polyvalence. La position du couteau porte-étrivière sur l’arçon conditionne directement la façon dont votre jambe « tombe ». Une position trop avancée, typique des selles d’obstacle, favorise une posture avec les genoux pliés et le poids sur l’avant du pied, idéale pour se mettre en équilibre. En revanche, elle rend quasi impossible l’obtention de l’alignement talon-hanche-épaule requis en dressage, forçant la jambe à partir en avant.

À l’inverse, un porte-étrivière très reculé, comme sur une selle de dressage pur, permet une descente de jambe parfaite mais peut gêner le cavalier qui souhaite raccourcir significativement ses étriers pour sauter. Le graal de la selle mixte réside donc dans un positionnement intermédiaire. Une analyse de plusieurs modèles populaires montre que les selles les plus polyvalentes ne placent pas leurs porte-étrivières à mi-chemin, mais adoptent une position légèrement reculée « par défaut », qui autorise la descente de jambe tout en laissant assez de liberté pour chausser plus court.

Sur le plat, ce positionnement permet de travailler son assiette sans être contraint. À l’obstacle, il demande un léger effort supplémentaire pour trouver son équilibre vers l’avant, mais ne bloque pas le mouvement. C’est ce positionnement qui est souvent évalué, même implicitement, lors d’une reprise de dressage de niveau Club, où la « descente de jambe » est un critère fondamental. Une selle mal conçue sur ce point vous pénalisera avant même que vous ayez commencé votre reprise.

Velcro ou fixes : l’avantage de pouvoir bouger ses taquets selon la discipline

Si la position des porte-étrivières est un point structurel, les taquets représentent l’élément de modularité par excellence. L’innovation des taquets amovibles (souvent via un système de Velcro robuste) a transformé le concept de selle mixte. Plutôt que de se contenter d’un taquet « moyen » qui ne convient vraiment à aucune discipline, ce système permet d’adapter le maintien de la jambe à l’effort demandé.

Pour une séance de dressage, on optera pour des taquets longs et verticaux qui aident à maintenir la jambe descendue sans la bloquer. Pour un parcours d’obstacles, on pourra les remplacer par des taquets avant plus proéminents et un taquet arrière pour caler la jambe et offrir plus de sécurité en équilibre. Cette flexibilité transforme une seule selle en deux outils spécialisés. Au-delà du gain de performance, l’avantage économique est considérable. Selon une analyse du marché français de l’équipement équestre, une selle à taquets amovibles coûte en moyenne 999€, alors qu’il faut compter au minimum 1500€ pour deux selles spécialisées d’occasion en bon état.

Gros plan sur des taquets velcro amovibles positionnés différemment pour le dressage et l'obstacle

Comme le montre cette image, la différence de forme et de positionnement entre les taquets de dressage (fins et longs) et ceux d’obstacle (plus volumineux et avancés) est significative. L’investissement dans une selle à taquets amovibles est donc un choix de polyvalence active, où le cavalier adapte son matériel à sa pratique, plutôt que de subir un compromis passif. C’est la garantie de ne plus avoir à choisir entre la fixité de la jambe sur le plat et la sécurité sur les barres.

Wintec ou Thorowgood : quelle marque synthétique offre le meilleur rapport qualité/prix ?

Pour les cavaliers de club au budget maîtrisé, les selles synthétiques sont une option incontournable. Deux marques dominent ce marché en France : Wintec et Thorowgood. Toutes deux proposent des selles mixtes avec des systèmes d’arcades interchangeables, un atout majeur pour les cavaliers montant différents chevaux. Si leurs prix sont similaires, leurs philosophies et caractéristiques techniques diffèrent sur des points clés qui peuvent orienter le choix.

Wintec est extrêmement populaire en France, bénéficiant d’une large distribution et d’un marché de l’occasion très dynamique. Son système d’arcade EASY-CHANGE® est simple à utiliser, et ses panneaux CAIR (à air) offrent une bonne répartition des pressions, bien qu’ils ne soient pas toujours appréciés par certains chevaux ou selliers. Thorowgood, bien que moins facile à trouver en France, est réputée pour son excellente adaptabilité aux morphologies plus complexes, notamment grâce à ses modèles spécifiques « COB » pour les chevaux larges et ronds. Voici un comparatif pour y voir plus clair, basé sur l’expérience des cavaliers de club français.

Comparaison Wintec vs Thorowgood pour le cavalier de club français
Critère Wintec Thorowgood
Système d’arcade EASY-CHANGE® (visser/dévisser) S-Bar (cousu)
Panneaux CAIR (air) Laine ou mousse
Disponibilité en France Excellente (Padd, Kramer) Moyenne (importation)
Prix neuf 500-800€ 499-700€
Marché occasion France Très actif Limité
Adaptabilité chevaux club Très bonne (système HART) Excellente modèles COB

Le choix dépendra donc de vos priorités. Pour une facilité d’achat et de revente, Wintec est un choix sûr. Cependant, pour des chevaux aux morphologies spécifiques, l’expertise de Thorowgood peut faire la différence, comme le confirme un retour d’expérience d’utilisateurs sur les forums spécialisés :

Pour les chevaux ronds type Connemara ou les trotteurs réformés, Thorowgood propose des modèles COB et COB plus spécifiquement adaptés, ce qui n’existe pas chez Wintec.

– Forum cavalier français, Retour d’expérience utilisateurs selles synthétiques

L’erreur d’acheter une selle mixte trop plate pour dresser et trop creuse pour sauter

La géométrie du siège est le troisième pilier de la polyvalence. Une erreur fréquente est de choisir les extrêmes : un siège plat, inspiré des selles de CSO, offre une grande liberté de mouvement mais peut devenir un « siège éjectable » en dressage, où le cavalier peine à trouver sa place et à lier son assiette. À l’inverse, un siège très creux, copié sur les modèles de dressage, encadre et stabilise l’assiette mais peut se transformer en piège à l’obstacle, bloquant le mouvement du bassin et projetant le cavalier en avant à la réception, créant un « syndrome du culbuto ».

Le compromis idéal est le siège dit « semi-creux ». Il offre suffisamment de profondeur pour aider le cavalier à se « poser » et à trouver son centre de gravité sur le plat, sans pour autant le contraindre lorsqu’il doit se mettre en équilibre. C’est la configuration la plus recherchée et elle représente, selon les professionnels du secteur, environ 60% des ventes de selles mixtes en France. Des modèles de selliers français comme Forestier ou Antarès Connexion ont fait de ce siège semi-creux leur signature, car il répond parfaitement aux besoins du cavalier de club polyvalent.

Pour évaluer si une selle est adaptée, rien ne vaut un test en conditions réelles. Un exercice simple peut vous aider à juger de la pertinence du siège pour une pratique mixte. Voici comment procéder pour réaliser un diagnostic rapide.

Votre plan d’action : Évaluer la géométrie du siège en 4 étapes

  1. Tracer un huit de chiffre au trot enlevé : Cet exercice classique permet de tester la selle dans les changements de direction et d’équilibre.
  2. Lâcher les rênes sur les cercles : En équilibre sur vos étriers, lâchez les rênes. Votre corps doit rester centré et stable.
  3. Observer si le corps part en arrière : Si vous avez tendance à vous retrouver « assis » en arrière involontairement, c’est le signe d’un siège trop plat qui ne soutient pas assez votre équilibre.
  4. Tester l’équilibre sur un saut isolé : Si, à la réception, vous êtes projeté vers l’avant ou avez du mal à vous redresser, le siège est probablement trop creux et bloque votre bassin.

Sangle bavette ou courte : peut-on mettre une sangle courte de dressage sur une mixte ?

La question du sanglage est une autre interrogation fréquente et légitime. Les sangles courtes, typiques des selles de dressage, sont souvent perçues comme plus confortables pour le cheval car les boucles ne se situent pas au niveau du coude. De nombreux cavaliers se demandent donc s’ils peuvent utiliser leur sangle de dressage sur une selle mixte. La réponse, dans la grande majorité des cas, est non. La compatibilité dépend entièrement du type de sanglage de la selle, c’est-à-dire de la longueur des contre-sanglons.

Les selles de dressage ont un sanglage « haut » ou « long » : les contre-sanglons descendent très bas, presque jusqu’au bas du quartier, ce qui permet d’utiliser une sangle courte. À l’opposé, les selles d’obstacle et la quasi-totalité des selles mixtes ont un sanglage « bas » ou « court » : les contre-sanglons sont courts et cachés sous le quartier. Cette configuration impose l’utilisation d’une sangle longue classique. D’après les spécifications techniques des principaux fabricants, plus de 95% des selles mixtes sur le marché sont équipées d’un sanglage bas, les rendant incompatibles avec une sangle courte.

Quant au choix entre une sangle droite classique et une sangle bavette, il dépend uniquement de votre pratique de l’obstacle. La sangle bavette est une sangle de protection. Sa seule utilité est d’éviter que le cheval, en repliant fortement ses antérieurs au-dessus d’un oxer, ne se blesse le ventre avec ses propres crampons. Si vous sautez régulièrement et utilisez des crampons, elle est indispensable. Si votre pratique de l’obstacle est occasionnelle et sans crampons, une sangle anatomique classique est parfaitement suffisante et souvent moins coûteuse. Il n’est donc pas nécessaire d’investir dans une bavette pour une pratique mixte de niveau club, sauf si la morphologie de votre cheval ou sa technique de saut le justifie.

L’erreur d’avoir un siège qui pousse les jambes en avant (position de chaise)

La « position de chaise » est le pire ennemi du cavalier polyvalent. Elle se caractérise par des jambes qui partent vers l’avant, des talons qui remontent et un corps assis en arrière, comme sur une chaise. Cette position, souvent causée par une selle inadaptée, est un véritable fléau car elle empêche toute biomécanique correcte. Elle rend l’assiette inefficace en dressage et met le cavalier en déséquilibre et en danger à l’obstacle. Ce défaut provient souvent d’une combinaison de facteurs : un siège trop creux, une enfourchure (la partie la plus étroite de la selle) trop large ou mal conçue, ou des porte-étrivières mal positionnés.

Pour un cavalier de club qui monte plusieurs chevaux, une selle induisant cette position est particulièrement problématique. Elle le force à adopter une posture rigide qui l’empêche de s’adapter aux différentes allures et morphologies des chevaux. Pour vérifier si votre selle (ou une selle que vous essayez) favorise ce défaut, quelques tests simples peuvent être réalisés :

  • Au pas et au trot enlevé : Lâchez complètement vos rênes. Si votre corps part instinctivement en arrière pour trouver l’équilibre, c’est un mauvais signe.
  • Analyser l’enfourchure (le « twist ») : Si l’enfourchure est trop large, elle force l’écartement des cuisses et projette les jambes vers l’avant. Vous devez sentir un contact proche avec votre cheval.
  • Vérifier l’alignement : Debout en équilibre sur vos étriers, votre centre de gravité doit rester au-dessus de vos pieds, sans basculer ni en avant ni en arrière.

Cette position défectueuse est plus qu’un simple problème esthétique ; elle est une barrière à la progression. Comme le souligne un expert en biomécanique équestre, elle neutralise toute capacité d’adaptation du cavalier.

Cette position est un ‘tue-l’adaptabilité’ qui empêche le cavalier de modifier sa position pour s’adapter aux différents gabarits des chevaux de son club.

– Expert en biomécanique équestre, Analyse posturale du cavalier de club

Comment utiliser un fil de fer pour mesurer l’ouverture de garrot de votre cheval ?

L’adaptabilité de la selle au cheval est aussi cruciale que son adaptation au cavalier. L’un des points les plus importants est l’ouverture de l’arcade de la selle, qui doit correspondre à la largeur du garrot et des épaules du cheval. Une arcade trop étroite pincera le garrot, tandis qu’une arcade trop large fera « plonger » la selle sur les épaules, bloquant leur mouvement. Pour les selles à arcades interchangeables comme Wintec ou Thorowgood, il est essentiel de choisir la bonne taille. La méthode la plus simple et la plus fiable pour le faire soi-même est celle du fil de fer.

Prenez un morceau de fil de fer souple mais rigide (type fil de clôture) d’environ 40 à 50 cm. Placez-vous à côté de l’épaule de votre cheval et repérez la pointe arrière de la scapula (omoplate). La mesure doit se faire environ trois doigts en arrière de ce point. Moulez soigneusement le fil de fer sur le garrot et les épaules de votre cheval, en descendant de chaque côté. Retirez délicatement le fil de fer sans le déformer. Vous obtenez un « gabarit » de la forme du garrot de votre cheval.

Ce gabarit peut ensuite être reporté sur une feuille de papier pour en tracer le contour. Vous pouvez alors le comparer aux gabarits fournis par les fabricants de selles pour déterminer l’arcade correspondante. Par exemple, avec le système EASY-CHANGE de Wintec, les arcades sont codées par couleur. Votre gabarit en fil de fer vous permettra de savoir si votre cheval a besoin d’une arcade noire (moyen), bleue (moyen/large), rouge (large), etc. Pour un Selle Français aux épaules larges, typique des chevaux de club, l’arcade bleue ou rouge est souvent la plus adaptée. Cette méthode simple et peu coûteuse vous évite de faire un achat à l’aveugle et constitue la première étape d’un « saddle fitting » de base.

À retenir

  • La position des porte-étrivières est le critère structurel le plus important : un positionnement intermédiaire est la clé de la double performance.
  • La modularité est votre meilleur allié : les taquets amovibles et les arcades interchangeables transforment une selle mixte en un outil adaptable.
  • La géométrie du siège doit être « semi-creuse » pour offrir à la fois soutien sur le plat et liberté à l’obstacle, sans jamais créer de « position de chaise ».

Comment savoir si votre selle actuelle bloque les épaules de votre cheval (et crée des défenses) ?

Un des problèmes les plus courants et les plus insidieux est une selle qui, même avec la bonne ouverture d’arcade, est positionnée trop en avant et bloque le mouvement des épaules du cheval. Ce conflit mécanique est une source majeure d’inconfort, de douleurs et de défenses. Un cheval dont les épaules sont bloquées peut devenir réticent à avancer, trébucher fréquemment, refuser de tourner court ou montrer des réactions de défense à l’abord des obstacles. Ces signes sont souvent mis sur le compte du caractère du cheval, alors qu’ils sont la conséquence directe d’un matériel inadapté.

Un cavalier de club partage son expérience, qui illustre parfaitement ce problème : « Mon cheval de club montrait une réticence systématique au vertical en sortie de virage et trébuchait des antérieurs. Après changement d’arcade et recul de la selle de 2cm, tous ces signes ont disparu en quelques séances. Le moniteur a confirmé que le blocage d’épaule est fréquent sur les Selle Français musclés du club. » Ce témoignage montre à quel point un simple ajustement peut tout changer. Pour vérifier si votre selle bloque les épaules, il existe un test simple et très visuel : le test de la craie.

Voici la marche à suivre pour réaliser ce diagnostic :

  1. Tracer un trait de craie : Sur le cheval non sellé, tracez un trait vertical avec une craie juste derrière le bord postérieur de son épaule (scapula).
  2. Seller normalement : Positionnez votre selle comme vous le feriez habituellement, sanglez et montez.
  3. Mettre en mouvement : Faites marcher votre cheval sur une volte ou un cercle pendant quelques minutes pour qu’il commence à transpirer légèrement sous la selle.
  4. Observer le résultat : Dessel-lez et regardez la marque de sueur laissée par les panneaux de la selle. Si cette marque de sueur dépasse vers l’avant le trait de craie que vous aviez tracé, cela signifie que votre selle avance et vient butter contre l’épaule à chaque foulée, la bloquant.

Pour garantir le confort et la performance de votre monture, il est fondamental de savoir détecter un éventuel blocage d'épaule et d’y remédier.

Pour appliquer concrètement ces conseils, l’étape suivante consiste à réaliser un diagnostic complet de votre matériel actuel et de votre position, idéalement avec l’aide de votre moniteur ou d’un professionnel.

Questions fréquentes sur le choix d’une selle mixte polyvalente

Quelle longueur de fil de fer utiliser pour mesurer le garrot ?

Un morceau de fil de fer souple mais qui garde sa forme, d’une longueur d’environ 40 à 50 cm, est idéal. Cela vous donne assez de matière pour bien mouler la forme du garrot et des épaules sans être encombrant.

Comment conserver les gabarits en fil de fer que l’on a créés ?

La meilleure méthode est de reporter immédiatement la forme sur une grande feuille de carton ou de papier. Notez dessus le nom du cheval et la date de la mesure. Vous pouvez ensuite coller le fil de fer directement sur la fiche pour un archivage facile et une comparaison future.

Rédigé par Sophie Delorme, Diplômée de l'École Nationale Professionnelle des Haras (Haras du Pin) en sellerie-harnachement, Sophie exerce depuis 12 ans comme Saddle Fitter indépendante. Elle collabore avec des ostéopathes et vétérinaires pour résoudre les conflits selle-dos. Elle est également formatrice technique pour plusieurs grandes marques de sellerie françaises.